Lundi 25 juin 2007

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Internet a créé un univers de nouvelles formes de communications pour les jeunes. ils peuvent utiliser les courriels, sites Web, bavardoirs, messageries instantanées et messages textes (SMS) pour rester en contact avec leurs amis ou s’en faire de nouveaux. 

Même si la plupart de ces interactions sont positives, de plus en plus d’enfants et d’adolescents s’en servent pour intimider et harceler les autres, une pratique qu’on désigne désormais sous le terme de cyberintimidation. Un sondage mené par le Réseau éducation-Médias en 2005 a montré que 34 % des élèves canadiens ont déjà été victimes de cyberintimidation, dont 27 % sur Internet.

Les jeunes internautes ont créé leur propre univers de communications interactives souvent inconnu des adultes et peu supervisé. Les adeptes du harcèlement préfèrent bien évidemment opérer loin du regard des adultes, et la Toile est l’outil idéal pour contacter quelqu’un n’importe où et n’importe quand. Du coup, pour beaucoup de jeunes, même la maison n’est plus un refuge contre la cruauté de certains de leurs camarades d’école.

Le caractère anonyme d’Internet fait que les jeunes s’y sentent plus libres de commettre des actes qu’ils n’oseraient pas envisager dans la vie réelle. L'enquête menée en 2005 par le Réseau éducation-Médias a établi que 60 % des élèves se sont déjà fait passer pour quelqu'un d'autre en ligne. Et, de ces derniers, 17 % l'ont fait pour pouvoir « être méchant avec les autres sans en subir les conséquences ». Même si on parvient à retracer leur identité, ils peuvent toujours prétendre que quelqu’un a volé leur mot de passe. Rien ne les oblige à admettre les faits. Quand il est impossible de prouver la culpabilité d’un individu, la peur du châtiment diminue de beaucoup.

Selon Nancy Willard, du Responsable Netizen institute, ce type de communications à distance affecte également le comportement éthique des jeunes en les empêchant d’être directement témoins des conséquences de leurs actes sur les autres. Ce qui diminue aussi de beaucoup la compassion ou le remords. Les jeunes écrivent en ligne des choses qu’ils ne diraient jamais en personne parce qu’ils se sentent loin de leur victime et des résultats de leurs attaques.

il existe différentes formes de cyberintimidation. Parfois, il s’agit d’insultes ou de menaces directement envoyées à la victime par courriel ou messagerie instantanée. Les jeunes peuvent aussi faire circuler des commentaires haineux visant une personne en particulier par le biais du courriel et des messageries instantanées, ou en les affichant sur des sites Web. ils le font souvent sous une fausse identité en utilisant le mot de passe de quelqu’un d’autre. Ceux d’entre eux qui ont une bonne connaissance de la technologie sont même capables de monter un vrai site Web, souvent protégé par un mot de passe, pour cibler certains élèves ou enseignants.

Par ailleurs, de plus en plus de jeunes sont victimes d’intimidation par le biais de messages textes envoyés sur leur cellulaire. Ce type de communication échappe complètement à la surveillance des adultes. Contrairement aux ordinateurs installés dans un endroit passant à la maison, à l’école ou à la bibliothèque, les cellulaires sont totalement personnels, privés, toujours connectés et accessibles. Les jeunes les gardent généralement ouverts toute la journée et peuvent ainsi se faire harceler à l’école et jusque dans leur propre chambre à coucher.

Certains cellulaires possèdent même des appareils photo intégrés qui ajoutent une nouvelle dimension au problème. Des élèves s’en sont déjà servi pour prendre la photo d’un élève obèse dans les douches après un cours de gymnastique et, quelques minutes plus tard, la photo circulait sur toutes les adresses de courriel de l’école.

Les institutions scolaires ont de la difficulté à enrayer le phénomène de la cyberintimidation, particulièrement à l’extérieur de l’école.  Les enseignants peuvent généralement intervenir en cas de harcèlement ou de persécution dans la vie réelle, en classe ou dans la cour de récréation, mais l’intimidation en ligne échappe au radar des adultes, ce qui la rend difficile à repérer à l’intérieur de l’école et impossible à contrôler à l’extérieur.

La cyberintimidation et la loi

Les jeunes devraient savoir que certaines formes de cyberintimidation tombent sous le coup de la loi. Le Code criminel considère que communiquer de façon répétée avec quelqu’un de manière à lui faire craindre pour sa sécurité ou celle de ses proches est un acte criminel.

Il est également criminel de publier un libelle, qui insulte quelqu’un ou peut nuire à sa réputation en l’exposant à la haine, au mépris ou au ridicule.

La cyberintimidation peut aussi violer la Loi sur les droits de la personne si elle répand haine et discrimination basées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle, le statut marital ou familial et les handicaps physiques ou mentaux.

Le rôle des fournisseurs de services Internet (FSi) et de téléphonie cellulaire

Les compagnies qui fournissent des services Internet ont presque toutes des politiques d’utilisation qui définissent clairement les droits et obligations de leurs clients, tout comme les sanctions encourues par les contrevenants.

Les fournisseurs de services Internet et de téléphonie cellulaire sont en mesure de réagir quand on leur signale un cas de cyberintimidation sur leur propre réseau. ils peuvent également aider leurs clients à trouver le fournisseur concerné quand il s’agit d’un autre réseau.
 


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par Élèves lycée Lavoisier Mayenne
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Lundi 25 juin 2007

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Tchat, courriels et messageries instantanées sont des environnements où les jeunes risquent de rencontrer des prédateurs sexuels. L’anonymat propre à Internet favorise confidences et révélations intimes, et les prédateurs s’en servent pour établir rapidement une relation de confiance avec des jeunes qui manquent encore de jugement et d’expérience. Les parents peuvent aider leurs enfants à se protéger en s’informant sur les risques liés aux communications en ligne et en s’impliquant davantage dans les activités des enfants et des adolescents sur Internet.

Quelles stratégies les prédateurs sexuels emploient-ils ?

Ils entrent en contact avec les jeunes par le biais de conversations dans les tchats, messageries instantanées, courriels ou messages électroniques. Beaucoup utilisent les forums de discussion où les jeunes parlent entre eux de leurs problèmes, l’endroit idéal pour repérer des victimes vulnérables.

Certains d'entre eux séduisent peu à peu leurs victimes en leur manifestant beaucoup d'attention, d'affection et de gentillesse, et en leur offrant même des cadeaux. Ils sont souvent prêts à y consacrer une quantité considérable de temps, d'argent et d'énergie. Ils écoutent les jeunes et compatissent à leurs problèmes. Ils connaissent leurs musiques préférées, passe-temps et intérêts de l'heure. Ils essaient de diminuer progressivement leurs inhibitions en introduisant peu à peu des propos à caractère sexuel dans la conversation.

D'autres prédateurs n'ont pas cette patience : ils entament immédiatement des conversations de nature sexuelle. Et vont parfois jusqu'à harceler leurs jeunes correspondants. D'autres encore se servent de ces conversations en ligne pour évaluer la possibilité de convaincre un jeune d'accepter un rendez-vous en personne.

 Qui sont les jeunes les plus à risque ?   


Ce sont les jeunes adolescents qui intéressent le plus les prédateurs et qui tombent le plus souvent dans leurs pièges. C’est l’âge, en effet, où l’on commence  à découvrir la sexualité et à vouloir échapper à la surveillance des parents pour se faire des relations hors du cercle familial. Trop confiants dans l’anonymat apparent d’Internet, les jeunes adolescents prennent souvent des risques dont ils ne comprennent pas réellement la portée.  
 

Certains facteurs peuvent augmenter encore plus leur vulnérabilité :

  • manque de familiarité avec Internet ;
  • besoin d’attention ou d’affection ;
  • attitude rebelle ;
  • isolement ou solitude ;
  • curiosité ;
  • ambivalence à l'égard de l'identité sexuelle ;
  • confiance aveugle envers les adultes ;
  • Intérêt pour des cultures marginales, différentes du milieu familial. 

Les jeunes pensent être au courant des risques que présentent les prédateurs mais manifestent souvent une grande naïveté. Lors d’une enquête menée par le Réseau, des filles de 11 à 14 ans ont d’abord affirmé cacher leur véritable identité dans les bavardoirs, mais ont fini par admettre cesser de le faire dès qu’elles se sentaient « en confiance ». 

Selon le cas, cela pouvait prendre de 15 minutes à plusieurs semaines, une période de temps qu’un prédateur habile est tout à fait prêt à investir.


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Lundi 25 juin 2007

On entend par spam tous les messages non sollicités, publicitaires ou non, qui envahissent de plus en plus nos boîtes à lettres électroniques. Selon Industrie Canada, à la fin de 2004 et à l'échelle mondiale, les courriels étaient composés à 80 % de pourriels.

Les spam ont d'énormes conséquences financières. Ils accaparent une grande partie de la bande passante d'Internet et les fournisseurs de services (FSI) doivent débourser des sommes considérables pour les filtrer, qu'ils répercutent ensuite auprès de leurs clients, consommateurs individuels ou entreprises.
 

Si les spam sont aussi nombreux, c’est qu’ils sont faciles et peu coûteux à créer… et qu’ils fonctionnent. Un seul clic de souris suffit à les envoyer par millions, à un coût tellement bas que l’opération reste profitable même avec un faible taux de retours. Et, croyez-le ou non, il y a effectivement des gens qui répondent positivement à leurs sollicitations. En 2002, les ventes de produits et services publicisés par courriel ont rapporté 12 milliards de dollars US. Dans ces conditions, le problème n’est pas près de disparaître. 

On retrouve la majorité des spam dans trois domaines : les annonces publicitaires, la pornographie, les escroqueries et canulars.
 

 

Les spam pornographiques comptent pour beaucoup dans l’inquiétude que soulève l’utilisation du courriel par les jeunes. Les parents ont de plus en plus de difficultés à protéger leurs enfants de cette récente explosion de spam pornographiques terriblement explicites. 

Autrefois, ces pourriels arrivaient dans les boîtes électroniques sous des noms sulfureux, déplaisants à lire, mais qui permettaient de les identifier facilement et de les détruire immédiatement. Maintenant, on les retrouve, au contraire, sous des appellations inoffensives qui contiennent souvent le nom du destinataire. Mis en confiance, l’utilisateur va les ouvrir pour n’y trouver que des images d’une grande crudité et des liens vers des sites ou des bavardoirs de pornographie dure. 



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par Élèves lycée Lavoisier Mayenne
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