Lundi 25 juin 2007

Les ressources informatives et éducatives d’Internet sont immenses. Qui aurait imaginé, il y a 10 ans, pouvoir correspondre par courriel avec un spécialiste de l’Agence spatiale canadienne dans le cadre d’un projet scolaire ?

Malheureusement, la Toile véhicule également une quantité d’informations douteuses et sans valeur. Dans la mesure où n’importe qui peut facilement y diffuser ses théories ou opinions personnelles, les internautes doivent absolument acquérir une pensée critique qui les incite à vérifier la crédibilité de l’information trouvée en ligne.


Cette pensée critique est particulièrement importante dans le cas des enfants et des adolescents, habitués maintenant dès le plus jeune âge à se servir d'Internet pour leurs travaux scolaires. Une enquête menée par le Réseau éducation-Médias en 2005 montre que, chaque jour de la semaine, une moyenne de 57 % des élèves de 4e et 5e secondaire a recours à Internet pour faire ses devoirs.


Les médias imprimés conventionnels bénéficient de rédacteurs en chef, réviseurs et recherchistes dont le rôle est d’éliminer les erreurs, mensonges et informations inexactes. Ce n’est pas souvent le cas sur Internet.


La désinformation y est courante sous de multiples aspects :


  • les sites haineux qui propagent des propos diffamatoires, soit en diffusant ouvertement des points de vue extrémistes, soit de manière plus subtile et déguisée ;

  • les sites commerciaux, véritables « publireportages », où les publicitaires créent des environnements à la fois informatifs et amusants dans le seul but de promouvoir leurs produits auprès d’un public cible ;

  • les sites qui font la promotion et la vente d’imitations ou produits soi-disant miracles, souvent dangereux pour la santé, comme un test maison pour déceler le virus du sida ou un prétendu médicament contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ;

  • les pages Web, généralement personnelles, où n’importe qui peut publier ce qu’il veut en prétendant que c’est vrai et présenter de simples opinions comme des faits ;

  • les sites « pastiches » ou parodiques, qui induisent volontairement le visiteur en erreur, soit pour s’amuser, soit pour des raisons politiques, ou pour montrer aux jeunes combien il est facile de duper les gens en ligne ;

  • les canulars diffusés par courriel, qui diffusent fausses alertes aux virus informatiques, procédés bidon pour soi-disant faire fortune, légendes urbaines et alarmes sanitaires infondées.



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par Élèves lycée Lavoisier Mayenne
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Lundi 25 juin 2007

 

  
La violence sur Internet

Internet ajoute une nouvelle dimension au problème. On y retrouve un univers de violence qui va de pages Web où règne un humour cruel typiquement adolescent à des sites qui n’hésitent pas à diffuser des images de torture et de sadisme. D’un simple clic de souris, les jeunes peuvent télécharger de la musique aux paroles très violentes (parfois censurées dans les disques vendus en magasin) et des images, vidéoclips et jeux en ligne tout aussi inquiétants.

Le site anglophone « whowouldyoukill.com » permet aux internautes de choisir des vedettes d’émissions télévisées et de décrire comment ils s’y prendraient pour les assassiner. « Newgrounds.com » est tout aussi populaire : on peut y voir en dessin animé des personnalités se faire humilier et tuer. Selon un sondage mené en 2001 par le Réseau Éducation-Médias, « Newgrounds » se classe en 12e position parmi les sites préférés des garçons de 11 à 12 ans.

Les jeunes aiment également les sites « sanglants ». Soixante-dix pour cent des garçons du secondaire fréquentent des sites comme « gorezone.com » ou « rotten.com » qui montrent des images réelles d’accidents, de tortures ou de mutilations.

Beaucoup d’adolescents considèrent ces sites comme inoffensifs, l’équivalent en ligne des films d’horreur, mais on y trouve une inquiétante combinaison de violence et de sexualité. La page d’accueil de Gorezone prévient les internautes qu’ils entrent sur un site « de nature érotique et à caractère sexuel », puis les prévient qu’il contient également des scènes de mort, de mutilation et de démembrement.

Les parents devraient se tenir plus au courant des activités de leurs enfants sur Internet. Le sondage 2001 du Réseau rapporte que 70 pour cent des jeunes interrogés affirment que leurs parents ne leur demandent « jamais » ou « rarement » quels sites ils fréquentent en ligne. La situation est d’autant plus inquiétante que, selon un sondage d’AOL (America Online, inc.) mené en 1999, la plupart des parents sont persuadés qu’Internet est meilleur pour leurs enfants que la télévision.

Propos haineux en ligne

 

On retrouve toutes sortes de propos haineux sur Internet allant du racisme fanatique à la satire cruelle de nombreux sites populaires chez les jeunes. Des sites comme « Les morts de Kenny » peuvent sembler inoffensifs, mais contribuent à créer chez les jeunes une cyberculture qui considère acceptable la cruauté envers les autres.

On comprend facilement comment certains jeunes plus influençables peuvent passer de sites qui se moquent de l’apparence physique des autres à d’autres plus dangereux qui s’attaquent aux groupes ethniques minoritaires ou aux homosexuels. Les groupes haineux, comme ceux qui militent pour la suprématie de la race blanche, font de plus en plus appel à Internet pour recruter des jeunes. Ils utilisent courriels et bavardoirs privés pour s’attaquer, loin des regards indiscrets, aux adolescents les plus vulnérables.

Ils se servent également de chansons aux paroles haineuses pour rallier les jeunes à leur cause. Les adolescents sont continuellement à la recherche de musique sur Internet et peuvent facilement tomber sur des sites qui vendent, ou donnent, des productions à caractère haineux.

Certains sites ont même des sections spécifiquement conçues pour les jeunes. Ainsi, le Ku Klux Klan leur offre de l’aide pour leurs devoirs tout en leur conseillant de parler à leurs parents de la supériorité de la race blanche si ces derniers n’ont pas encore « saisi ». D’autres sites se donnent une apparence légitime en leur proposant des activités inoffensives et des liens vers des sites de bonne réputation pour les jeunes.

Les sites haineux cachent souvent des mots clés dans leurs pages de manière à apparaître dans les résultats des moteurs de recherche. Dans le cas d’un site raciste blanc pour femmes, on retrouve ainsi les mots : enfants, jouets, art, jeux et amusements. Tapez l’un d’entre eux et le site se retrouvera dans les résultats de votre recherche.

Les objectifs des sites haineux ne sont pas toujours apparents à première vue. À en croire son nom, « martinlutherking.org » semblerait en toute logique consacré à la mémoire du grand leader des droits civiques aux États-Unis. En fait, c’est un site haineux de racistes blancs.

Les groupes haineux défendent souvent leurs activités au nom du droit à la liberté d’expression. Ainsi, sur le Web, l’Église mondiale du Créateur prône que les races de couleur sont inférieures et ennemies mortelles de la race blanche. Ce genre d’équivoques peut facilement tromper des jeunes internautes encore inexpérimentés.



Les jeunes d’aujourd’hui baignent dans une culture médiatique - cinéma, télévision, jeux vidéo et musique - où la violence est omniprésente. Les contenus violents ont certes toujours joué un rôle dans les médias de divertissement, mais leur progression depuis quelques années est spectaculaire. Selon les recherches, ils sont non seulement plus fréquents, mais aussi beaucoup plus crus, sadiques et à caractère sexuel.



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Lundi 25 juin 2007

Le poker jouit actuellement d'une popularité extraordinaire chez les adolescents et les jeunes adultes. Un engouement dû en grande partie au World Poker Tour, une émission de télévision immensément populaire en raison des personnalités qui y participent et de l'importance des sommes d'argent mises en jeu. Plusieurs spécialistes s'inquiètent de ce nombre grandissant de jeunes qui jouent au poker et craignent que cela ne les mène vers d'autres types de jeux de hasard et en fasse éventuellement des joueurs compulsifs.

Les jeunes qui maîtrisent bien les nouvelles technologies se tournent de plus en plus vers les sites Internet de jeux de hasard parce qu'ils sont faciles d'accès, pratiques et anonymes. Un sondage mené par le Réseau en 2005 sur les activités des jeunes en ligne rapporte que, l'année précédente, 23 % des garçons de 4e et 5e secondaire ont visité un de ces sites. Pour jouer sur ces site, il suffit d'avoir une carte de crédit reconnue, comme en possèdent souvent les étudiants universitaires et même certains élèves du secondaire.

Au Canada et aux États-Unis, une loi interdit aux mineurs de parier sur Internet, mais elle est difficile à appliquer. En 2002, une étude de l’U.S. Federal Trade Commission a découvert que, sur 100 sites de paris, 20 pour cent n’affichaient aucune restriction concernant l’âge des participants et que la majorité n’avaient aucun dispositif efficace pour empêcher la participation de mineurs.

Les jeunes n’ont pas à chercher longtemps pour trouver des jeux de hasard en ligne. Les casinos inondent Internet de leurs publicités, qui apparaissent sur des sites populaires auprès des adolescents et même des enfants. Beaucoup de jeunes parient sur des évènements sportifs dans des sites qui classent ensuite leurs résultats par rangs et offrent des prix aux meilleurs joueurs. Ils ne sont pas considérés comme de « vrais » sites de paris parce que leurs participants ne jouent pas pour de l’argent. Il reste que c’est un apprentissage du jeu et que beaucoup de ces sites ont des liens vers de « vrais » casinos.

« Neopets.com », par exemple, est un site immensément populaire chez les préadolescents canadiens. Il peuvent y créer des animaux de compagnie virtuels et  doivent en prendre soin. Pour ce faire, on invite les jeunes à aller chercher dans des jeux des « néopoints » pour acheter de la nourriture ou d’autres produits. on y retrouve, en particulier, une section inspirée des casinos avec des noms comme « Loterie Néopienne », « Roue de félicité » et « Machine à fruits ».

Pourquoi un site destiné aux 8 à 12 ans fait-il la promotion des jeux de hasard ? En préparation de l’avenir ! L’industrie du jeu figure déjà parmi les commerces les plus rentables sur Internet, et l’on prévoit que son importance va décupler d’ici quelques années. L’idée est donc de développer le plus tôt possible chez la nouvelle génération l’habitude et le goût des paris et des jeux de hasard. 


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