Les ressources informatives et éducatives d’Internet sont immenses. Qui aurait imaginé, il y a 10 ans, pouvoir correspondre par courriel
avec un spécialiste de l’Agence spatiale canadienne dans le cadre d’un projet scolaire ?
Malheureusement, la Toile véhicule également une quantité d’informations douteuses et sans valeur. Dans la mesure où n’importe qui peut facilement y diffuser ses théories ou opinions personnelles, les internautes doivent absolument acquérir une pensée critique qui les incite à vérifier la crédibilité de l’information trouvée en ligne.
Cette pensée critique est particulièrement importante dans le cas des enfants et des adolescents, habitués maintenant dès le plus jeune âge à se servir d'Internet pour leurs travaux scolaires. Une enquête menée par le Réseau éducation-Médias en 2005 montre que, chaque jour de la semaine, une moyenne de 57 % des élèves de 4e et 5e secondaire a recours à Internet pour faire ses devoirs.
Les médias imprimés conventionnels bénéficient de rédacteurs en chef, réviseurs et recherchistes dont le rôle est d’éliminer les erreurs, mensonges et informations inexactes. Ce n’est pas souvent le cas sur Internet.
La désinformation y est courante sous de multiples aspects :
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les sites haineux qui propagent des propos diffamatoires, soit en diffusant ouvertement des points de vue extrémistes, soit de manière plus subtile et déguisée ;
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les sites commerciaux, véritables « publireportages », où les publicitaires créent des environnements à la fois informatifs et amusants dans le seul but de promouvoir leurs produits auprès d’un public cible ;
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les sites qui font la promotion et la vente d’imitations ou produits soi-disant miracles, souvent dangereux pour la santé, comme un test maison pour déceler le virus du sida ou un prétendu médicament contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ;
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les pages Web, généralement personnelles, où n’importe qui peut publier ce qu’il veut en prétendant que c’est vrai et présenter de simples opinions comme des faits ;
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les sites « pastiches » ou parodiques, qui induisent volontairement le visiteur en erreur, soit pour s’amuser, soit pour des raisons politiques, ou pour montrer aux jeunes combien il est facile de duper les gens en ligne ;
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les canulars diffusés par courriel, qui diffusent fausses alertes aux virus informatiques, procédés bidon pour soi-disant faire fortune, légendes urbaines et alarmes sanitaires infondées.
http://www.bewebaware.ca/french/
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